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Tuberculose ganglionnaire

Mis à jour le 08/04/2019

Temps de lecture estimé à 4 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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palpations-gorge-medecin-patiente
© ©GettyImages
Cancer

Sommaire.

  1. Tuberculose ganglionnaire : caractéristiques
  2. L’immunodépression prédispose à la tuberculose ganglionnaire
  3. Tuberculose ganglionnaire : nécessité d’une prise en charge hospitalière

La tuberculose ganglionnaire peut se traduire par un simple ganglion cervical douloureux. Si vous avez une grosseur douloureuse dans le cou, consultez votre médecin traitant afin de vous faire examiner.

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Tuberculose ganglionnaire : caractéristiques

La tuberculose ganglionnaire est une forme évoluée de tuberculose, toujours précédée d’une primo-infection pulmonaire. La bactérie causale se nomme Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch et est transmise par voie aérienne.

Au stade initial, la bactérie atteint les poumons. Il n’y a parfois aucun symptôme. Il se forme un granulome inflammatoire au sein du parenchyme pulmonaire, c’est la primo-infection.

À partir de ce stade, deux évolutions sont possibles : soit la guérison (à 90 %) associée à une calcification cicatricielle du granulome, visible longtemps après la guérison sur une radiographie pulmonaire ; soit la persistance du foyer infectieux (10 %) avec un risque d’évolution vers une maladie tuberculeuse avec des formes extra-pulmonaires de tuberculose.

Si la bactérie gagne les ganglions lymphatiques, c’est la tuberculose ganglionnaire. Elle peut rejoindre aussi d’autres organes tels que l’os, le rein, l’appareil génital, le larynx et les enveloppes telles que la plèvre (du poumon), le péricarde (du cœur), les méninges.

Bon à savoir

Comme la primo-infection tuberculeuse est assez souvent asymptomatique, il arrive qu’une tuberculose soit découverte au stade tardif de tuberculose extra-pulmonaire.

L’immunodépression prédispose à la tuberculose ganglionnaire

Les facteurs prédisposant à la primo-infection tuberculeuse sont liés à la susceptibilité d’être en contact avec quelqu’un de malade (précarité socio-économique, fréquentation du milieu carcéral, provenance d’un pays à forte endémie : Afrique subsaharienne, Amérique latine, Asie, pays d’Europe de l’Est et Centrale).

Il existe un deuxième niveau de prédisposition à la tuberculose : l’immunodépression. Elle favorise également l’évolution d’une primo-infection vers une maladie tuberculeuse.

Cette immunodépression peut provenir de plusieurs facteurs :

  • infection par le virus du SIDA (VIH) ;
  • traitement corticoïde au long cours ;
  • traitement immunosuppresseur de type TNF-alpha.

La tuberculose ganglionnaire est une maladie rare, surtout si vous avez été vaccinés par le BCG dans l’enfance.

Bon à savoir

Depuis 2007, l’obligation vaccinale de la population générale a été suspendue. Concernant les professionnels particulièrement exposés, le décret n° 2019-149 du 27 février 2019 suspend à compter du 1er avril 2019 l’obligation vaccinale par le BCG pour certaines activités et professions, comme les étudiants en médecine, chirurgie dentaire et pharmacie, les étudiants sages-femmes, les aide-soignants et infirmiers, les personnes exerçant une activité dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans, les assistantes maternelles, les sapeurs-pompiers, etc. C’est le médecin du travail qui évalue, au cas par cas, la nécessité ou non de se faire vacciner.

Tuberculose ganglionnaire : nécessité d’une prise en charge hospitalière

Des mesures spécifiques

Devant une suspicion de tuberculose ganglionnaire, une hospitalisation s’impose en service de maladies infectieuses. Le diagnostic de tuberculose ganglionnaire repose sur la ponction voire la biopsie (prélèvement) du ganglion en question. La présence du bacille de Koch signe le diagnostic.

Un bilan biologique et d’imagerie est réalisé à la recherche d’autres localisations de la maladie ainsi que les facteurs d’immunodépression, comme une infection par le VIH.

Devant toute forme de tuberculose patente et donc contagieuse, certaines mesures spécifiques s’imposent :

  • l’isolement du patient en chambre fermée et port de masques ;
  • la déclaration obligatoire de la maladie auprès de l’ARS (Agence régionale de santé) ;
  • l’enquête sanitaire auprès de l’entourage afin de d’identifier le cas source et les cas secondaires ;
  • prise en charge à 100 % des frais.

En cas de suspicion de tuberculose dans votre entourage, vérifiez votre statut vaccinal et consultez votre médecin traitant.

Quatre antibiotiques au long cours

Le traitement d’une tuberculose ganglionnaire doit être mis en place au plus vite afin d’éviter la propagation de l’infection.

Le traitement d’une tuberculose ganglionnaire consiste en une antibiothérapie comprenant 4 antibiotiques, selon le schéma suivant : rifampicine, éthambutol, isoniazide et pirazinamide en une seule prise par jour, à jeun, pendant 2 mois puis en bithérapie rifampicine, éthambutol pendant 7 mois.

Bon à savoir

Il existe de nombreuses interactions entre ces antibiotiques et des traitements tels que la pilule et les AVK. De même, certaines précautions doivent être observées chez la femme enceinte.

Suivi du traitement

La consommation de ces antibiotiques nécessite une surveillance des marqueurs biologiques ainsi que la réalisation d’un fond d’œil (dépistage des éventuels effets secondaires de l’éthambutol).

Des corticoïdes sont parfois prescrits lorsqu’il s’agit de volumineux ganglions ne régressant pas malgré un traitement antibiotique bien conduit.

La tuberculose ganglionnaire nécessite un suivi régulier par l’infectiologue du patient et de tous les cas annexes.

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