IRM cérébrale

Sommaire

L'IRM cérébrale est une technique d'imagerie médicale basée sur l'emploi conjoint d'un champ magnétique et de radiofréquences. Peu invasive et rapide, l'IRM produit des images précises sous forme de coupes permettant d'étudier les anomalies structurelles, infectieuses ou vasculaires.

Définition et fonctionnement de l'IRM cérébrale

En quoi consiste une IRM cérébrale ?

L'IRM (imagerie par résonance magnétique) est une technique d'imagerie médicale basée sur l'utilisation d'un champ magnétique couplé à des radiofréquences. Il n'utilise donc pas, comme la radiographie, de rayons ionisants. Le terme d'IRM désigne à la fois la technique, l'examen et la machine.

Son principe est basé sur le fait que le corps humain est constitué d'atomes d'hydrogène. Les protons de l'atome d'hydrogène dans le champ magnétique (une sorte de gros aimant) se placent dans le même sens. On peut alors les faire entrer en résonance grâce à des radiofréquences. Ces mouvements sont captés et retranscrits informatiquement en images de coupes 3D.

Bon à savoir : l'atome est constitué de petites particules élémentaires. Il possède un noyau composé de protons et de neutrons autour duquel gravitent des électrons. L'atome d'hydrogène est le plus simple des atomes puisqu'il est composé d'un proton et d'un électron.

Quel est le but d'une IRM cérébrale ?

Grâce à l'IRM, on obtient des images extrêmement précises de différentes parties du corps humain. On l'utilise notamment pour étudier les vaisseaux, les cartilages ou les tendons.

L'IRM cérébrale permet d'étudier attentivement les structures du cerveau. Les IRM puissants (3 teslas) permettent quant à eux d'obtenir des images d'une très grande précision.

Pour information : le tesla est l'unité de mesure de l'intensité du champ magnétique.

Dans quels cas pratiquer une IRM cérébrale ?

L'IRM cérébrale est particulièrement utile en neurologie et en oncologie pour détecter d'éventuelles lésions ou malformations cérébrales. Elle est par exemple prescrite pour :

  • l'étude vasculaire (à la suite d'un AVC, pour détecter une ischémie...) ;
  • l'étude oncologique (pour rechercher une éventuelle tumeur) ;
  • l'étude neurologique (pour retrouver la cause d'une épilepsie ou maladie neurodégénerative ou encore en cas de céphalées secondaires qui sont souvent d’origine neurovasculaire et à risque d’aggravation et de complications) ;
  • l'étude structurelle (à la recherche de l'origine d'une surdité, malformation...) ;
  • réaliser un bilan préchirurgical chez les candidats potentiels à une chirurgie de l’épilepsie (les examens servent à déceler les malformations corticales à l’origine d’épilepsies, auparavant inexpliquées et donc à définir la zone épileptogène qui est responsable du départ des crises d’épilepsie).

Bon à savoir : une IRM cérébrale doit parfois être réalisée en urgence, par exemple en cas de syndrome méningé ou de syndrome d’hypertension intracrânienne relevant de l’urgence vitale.

Déroulement d'une IRM cérébrale

Installation dans le tunnel

Une IRM cérébrale peut se dérouler avec ou sans injection d'un produit de contraste. Le patient est vêtu d'une blouse et il est installé sur le dos. On remet au patient des bouchons d'oreilles et éventuellement un casque diffusant de la musique pour diminuer le désagrément du bruit de l'IRM.

Déroulement de l'examen

Une fois le patient installé, la table glisse dans un tunnel jusqu'à la tête. L'IRM étant bruyante, une sonnette d'alarme est reliée et mise à disposition du patient ; il peut l'actionner s'il éprouve une trop grande angoisse.

Durant toute la durée de l'examen (de 15 à 45 min), le patient doit s'efforcer de rester immobile, sinon les clichés ne seront pas interprétables.

À noter : la sensation de chaleur pouvant être ressentie par le patient pendant l'examen est tout à fait normale.

Précautions et contre-indications de l'IRM cérébrale

L'IRM peut être un examen stressant. Utilisant le champ magnétique, elle est également parfaitement incompatible avec les patients présentant à l'intérieur de leur corps des éléments métalliques. En effet, certains d'entre nous ne peuvent pas pratiquer cet examen, c'est le cas :

  • des personnes portant une prothèse métallique ou des éclats de métal ;
  • des personnes portant un pacemaker ;
  • des personnes claustrophobes ;
  • des personnes présentant une allergie au produit de contraste.

Bon à savoir : il existe une dizaine d'IRM ouverts en France permettant aux personnes claustrophobes ou obèses de pouvoir passer l'examen dans des conditions optimales. Il faut cependant parfois attendre plusieurs mois avant de pouvoir obtenir un rendez-vous.

Ces pros peuvent vous aider