6 aliments qui diminuent les risques de cancer

Pour prévenir l'apparition de certains cancers, l'alimentation a un rôle important à jouer : elle doit être variée et équilibrée, riche en fruits et légumes frais notamment.

S'il n'y a pas d'ingrédient miracle, il existe en revanche des aliments à privilégier en raison de leur fort pouvoir antioxydant, qui permet de protéger les cellules contre les radicaux libres, à l'origine de certains cancers.

À noter : selon une étude publiée dans Jama Internal Medicine, le fait de manger des aliments bio régulièrement réduirait le risque de cancer de 25 % (l'étude montre même une diminution de 34 % de risques de cancer du sein chez les femmes ménopausées et de 76 % des risques de lymphome).

Découvrez les 6 aliments anti-cancer à mettre au menu.

Les choux

Les choux
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Une étude américaine récente a confirmé que les brocolis et les choux de Bruxelles contiennent une substance permettant de lutter contre la prolifération des cellules cancéreuses, notamment en ce qui concerne les cancers du foie, du côlon, de la prostate ou du sein. 

De manière plus générale, les représentants de la grande famille des crucifères sont très riches en antioxydants anticancéreux, notamment en indoles (di-indolylméthane ou DIM) et en glucoraphanine (précurseur du sulforaphane qui sera libéré en présence d’une enzyme, la myrosinase, au cours de la mastication). 

La famille des crucifères ou brassicacées est très large. Vous avez l'embarras du choix !

On trouve notamment dans cette famille :

Bon à savoir : le légume qui contient la pus grande quantité de sulforaphane est le brocoli et surtout les graines germées de brocoli, quand elles ont trois jours (leur taux de sulforaphane est de 20 à 50 fois plus élevé que le brocoli adulte).

Le curcuma

Le curcuma
© Thinkstock

Le curcuma est une plante herbacée d'origine asiatique dont on tire une épice très largement utilisée dans la cuisine indienne, et notamment dans le curry.

Il contient des antioxydants très puissants, les curcuminoïdes (de la famille des polyphénols), qui jouent un rôle reconnu dans la prévention et le traitement de différents cancers (côlon, prostate, sein, poumon...). Ces substances agissent :

  • en stimulant la fabrication de certaines enzymes qui aident l'organisme à éliminer les cellules cancéreuses ;
  • en diminuant l’activité de la protéine mTOR (mamalian Target Of Rapamycine) qui joue un rôle majeur dans la régulation de la croissance et de la prolifération des cellules ;
  • en inhibant le développement de cellules cancéreuses existantes.

Pour permettre la bonne absorption du curcuma par l'organisme, il est conseillé de l'associer avec du poivre noir et un corps gras tels que l'huile d'olive ou, dans l’idéal à de l’huile d’avocat. Une bonne association à tester dans vos salades, pâtes, soupes… Pour profiter de ses effets anticancer, consommez environ 1/2 cuillère à café de curcuma par jour.

Bon à savoir : n’associez pas le poivre au curcuma en cas d’hyperperméabilité intestinale et privilégiez dans ce cas des fibres prébiotiques galactomannanes (un extrait de caroube) qui augmenteront l’assimilation de la curcumine en collant à la paroi de l’intestin. Soyez donc vigilant au moment de choisir des compléments alimentaires à base de curcuma. À noter que l’Anses les déconseille également en cas de pathologies des voies biliaires ou en cas de traitement par anticoagulants, anticancéreux et immunosuppresseurs.

À noter qu’il est également possible d’associer le curcuma à des fruits à écale (noix, amandes, pistaches, noisettes, etc.) qui sont aussi une bonne source d’acides gras poly-insaturés et qui, par ailleurs, permettraient de diminuer les risques de cancer de 15 % (si on en consomme 20 g chaque jour).

Curcuma

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L'ail

L'ail
© Anna CC BY 2.0/Flickr

De très nombreuses études scientifiques ont démontré les bénéfices de la consommation régulière d'ail (cru de préférence) dans la prévention du cancer. 

  • Au début des années 2000, une méta-analyse a conclu que l'ail permet de réduire de 30 % le risque de cancer colorectal et d'environ 50 % le risque de cancer de l'estomac. À condition d'en consommer environ 6 gousses par semaine.
  • En 1997 et 2002, deux études ont démontré son efficacité sur la prévention du cancer de la prostate.
  • En 2013, une étude chinoise a montré que manger régulièrement de l'ail cru permettait de réduire de moitié les risques de souffrir d'un cancer du poumon.

Le secret de l'action anticancer de l'ail, c'est sa richesse en alline, qui se transforme en allicine lorsque la gousse est hachée, écrasée ou broyée. C'est cette allicine qui est à l'origine de l'odeur si particulière de l'ail.

Bon à savoir : pour éviter les problèmes de mauvaise haleine liés à la consommation d'ail cru, il existe des astuces efficaces. Comme croquer un grain de café (d’autant que le café pourrait être associé à une diminution de la mortalité globale liée au cancer colorectal) ou mâcher quelques brins de persil frais (le persil serait par ailleurs capable d’empêcher le développement des cellules cancéreuses)…

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La tomate

La tomate
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Selon une étude britannique, manger deux tomates par jour permettrait aux hommes de réduire de 20 % le risque d'avoir un cancer de la prostate. La tomate est, avec la pastèque, l'aliment le plus riche en lycopène, un puissant antioxydant aux effets anticancer.

Bon à savoir : la teneur en lycopène des tomates varie selon la région de production, l'ensoleillement, les conditions de stockage, la façon de les préparer… On peut toutefois quadrupler son taux d’absorption en combinant les tomates avec de l’avocat (les antioxydants sont liposolubles et l’avocat est riche en bonnes graisses).

Les meilleures sources de lycopène sont : 

  • la purée de tomates en conserve (27 mg pour 1 portion de 125 ml) ;
  • le jus de tomates (22 à 23 mg pour 1 verre de 250 ml) ;
  • la sauce tomate en conserve (17 mg pour 1 portion de 125 ml) ;
  • les tomates en conserve (5 mg pour 1 portion de 125 ml) ;
  • les tomates crues (3 mg pour 1 tomate moyenne) ;
  • le ketchup (2,5 mg pour 1 cuillère à café).

La myrtille

La myrtille
© Thinkstock

Une étude américaine de 2002 a montré que la myrtille avait l'activité antioxydante - et donc l'efficacité anticancer - la plus élevée de tous les petits fruits (comme la canneberge, la framboise, la baie de sureau, la mûre...). Elle joue plus précisément un rôle protecteur vis-à-vis des cancers du côlon, de la prostate, du sein, de l'intestin ou encore et de la leucémie. 

Bon à savoir : l'indice ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity) mesure les propriétés antioxydantes des aliments. La myrtille arrive au deuxième rang de tous les fruits et légumes derrière la figue sèche.

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Le thé vert

Le thé vert
© Thinkstock

Les propriétés anticancer du thé vert viennent de sa richesse en catéchines, de puissants antioxydants de la famille des flavonoïdes. 

Pour profiter de tous les bienfaits anticancer du thé, voici quelques conseils :

  • Préférez le thé vert japonais (sencha, matcha…), plus riche en EGCG, une catéchine particulièrement efficace pour réduire les tumeurs.
  • Privilégiez le thé en feuilles plutôt que le thé en sachet, composé de feuilles brisées et de résidus de récoltes. D’autant que les sachets de thé en plastique (en nylon ou en polytéréphtalate d’éthylène) libèrent, sous l’effet de la chaleur plusieurs milliards de particules de plastique dont les effets sur la santé ne sont pas encore connus.
  • Laissez le thé infuser librement (pas dans une boule à thé) au moins 8 à 10 minutes afin qu'il libère tous ses actifs.
  • Utilisez une eau pas trop chaude : 50 à 70 °C.
  • Consommez environ 3 tasses de thé vert par jour.
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Pages Jaunes vous en dit plus

Si certains aliments peuvent aider à prévenir l'apparition de cancer, il n'existe pas de remède miracle. Une bonne hygiène de vie au quotidien, basée sur une alimentation équilibrée et un minimum d'activité physique, fait également partie d'une prévention efficace.

Découvrez les bons réflexes à adopter dès maintenant !

Consultez notre Guide du Cancer pour mieux connaître ce fléau.

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